Jeff Koons ( 1955 - )



Sculpture autoportrait

Jeff Koons artiste américain né en 1955 à York en Pennsylvanie.

Jeff Koons est considéré comme l'un des rares à avoir su dégager l'essentiel des courants avant-gardistes du siècle, notamment le Pop art, mais c'est surtout un artiste cultivant le kitsch très apprécié par des milliardaires nouveau-riches mais beaucoup moins par la critique. Jeff Koons est actuellement un des artistes vivants les plus chers du monde . Après des études au Maryland Institute College of Art de Baltimore, Jeff Koons s'installe en 1976 à New-York. Il devient courtier en matières premières à Wall Street afin de financer sa production artistique.

Jeff Koons se lance dans l'art « en tant que vecteur privilégié de merchandising ». Jeff Koons, est un artiste complet dont la création englobe toutes les techniques artistiques : l'installation, la photographie, la peinture, la sculpture sur tous matériaux (bois, marbre, verre, inox), jusqu'à la création assistée par ordinateur. Jeff Koons essaie de faire de l'art pour le plus grand nombre.

Koons travaille toujours avec le souci de « traiter de choses avec lesquelles tout le monde peut créer un lien ». Ses œuvres sont réalisées dans un atelier, situé à Chelsea, près de New York, avec plus de 100 assistants. Il ne réalise aucune œuvre lui-même, mais impulse des idées qu'il fait exécuter par ses collaborateurs professionnels.

Jeff Koons s'approprie des objets et essaie de comprendre « pourquoi et comment des produits de consommation peuvent être glorifiés ». Tout au long de sa carrière, il a utilisé toutes sortes d'articles populaires, d'abord des aspirateurs et des ustensiles électroménagers enfermés dans des caisses de plexiglas et éclairés très cliniquement de néons, puis des ballons de basket en suspension dans des aquariums (grâce à l'aide du Dr. Richard Feynman, Prix Nobel de Physique), puis des bibelots rococo, des souvenirs de bazar (lapins gonflables, bergères ou petits cochons en sucre, Michael Jackson en porcelaine...), enfin et surtout des jouets et des objets intimement liés à l'enfance. Entre ses mains, les objets les plus courants dépassent le stade de la sérialité et du commun pour devenir de véritables icônes.

Son Inflatable Rabbit, lapin gonflable réalisé en inox en 1986, et ses Balloon Dogs sont aujourd'hui considérés par les plus grands collectionneurs, dont François Pinault, comme des œuvres emblématiques de la fin du XXe siècle . L'art de Jeff Koons peut être considéré comme le point de rencontre entre plusieurs concepts : les ready-made de Marcel Duchamp, les objets du quotidien démesurés de Claes Oldenburg, l'appropriation de l'objet plus qu'humain d'Arman et le pop art d'Andy Warhol ; l'artisanat d'art et l'imagerie populaire. L'iconographie qu'il utilise est un catalogue de la culture populaire, non seulement américaine, mais aussi mondiale. En 1991 Koons se marie avec l'actrice pornographique Ilona Anna Staller, dite Cicciolina, future députée radicale italienne, avec qui il fait des œuvres provocatrices qui le rendent célèbre auprès du grand public. Le couple divorce en 1994, deux ans après la naissance de leur fils Ludwig. La séparation a été empoisonnée par de longues batailles juridiques, concernant notamment la garde de l'enfant, initialement donnée à Koons et plus tard transférée à la mère.

Koons a collaboré avec BMW et a décoré la 17e Art Car de la marque, une M3 courant dans la catégorie GT2 aux 24 Heures du Mans 2010. Cette décoration spéciale, réalisée à partir d'une impression numérisée sur vinyle recouverte de deux épaisseurs de film transparent de protection, a été dévoilée le 1er juin 2010 au Centre Georges-Pompidou à Paris.

L’ambition de Jeff Koons est immense. Il apprécie le poids physique, symbolique et majestueux du monument. Mais il désire surtout, prendre en défaut les paradoxes d’un discours théorique qui n’aura, au fil de la modernité, souvent trouvé de justification que dans l’opposition qu’il aura cru entretenir avec le pouvoir. C’est là pour Koons un défi, voire un retournement. Depuis ses débuts l’Amérique a été ébranlée et Jeff Koons semble avoir gardé un irrémédiable optimisme. Intégrité et authenticité, acceptation de soi et dialogue, confiance et responsabilité.

Jeff Koons travaille par séries. Chaque série peut comporter, autour d'un thème donné, des toiles, des objets, des sculptures.

Déclarations

À l'époque où j’étudiais dans une école d’art, je suis allé un samedi après-midi au Whitney Museum, j’ai vu une exposition de Jim Nutt. C’est un « imagiste » de Chicago qui exposait des travaux des années 1960 et 1970. Il y avait des peintures sur Plexiglas, avec un côté pop, mais elles avaient aussi un fort potentiel narratif, quelque chose d’un peu surréaliste. En tant que jeune artiste, il était logique pour moi de comprendre comment développer sa propre iconographie, tout en la reliant au pop art et en instaurant un dialogue plus ouvert avec le monde extérieur. J’ai fini par déménager à Chicago, où j’ai retrouvé Jim Nutt, et Ed Paschke, un autre artiste qui a exercé une immense influence sur moi. Il m’a aidé à comprendre que l’on peut créer un dialogue, des racines profondes, une iconographie personnelle, que l’on peut commencer à toucher au domaine de l’objectif. Ce sont les artistes qui m'ont aidé à dépasser mon attachement à dada et au surréalisme pour développer une iconographie personnelle, comprendre les sentiments et la manière dont on peut faire ressentir certaines sensations au public, et pour me rendre compte que je voulais m'aventurer plus loin. Après avoir passé du temps à Chicago, je suis retourné à New York, car j'avais besoin d’une connexion plus forte à l’art européen, entre autres à Fluxus.

Je me sens lié à l'avant-garde, moi qui ne savais rien sur l'art, qui n'avais aucune connaissance en histoire de l’art, je suis tout à coup allé dans une école d’art, j’ai acquis ces fondamentaux, j’ai compris comment les artistes peuvent s’impliquer dans leur communauté, partager des idées, débattre, créer leur propre réalité. On peut créer sa propre vie, vous savez. On peut changer son univers et celui de sa communauté. C’est une manière de vivre, de croire sincèrement en quelque chose. C’est ainsi que j’ai commencé à définir l’avant-garde. Je voulais donc y prendre part. Cela signifie partager, dialoguer, participer à ce dialogue. Mon travail est contre la critique. Il combat la nécessité d’une fonction critique de l'art et cherche à abolir le jugement, afin que l'on puisse regarder le monde et l'accepter dans sa totalité. Il s’agit de l'accepter pour ce qu'il est. Si l'on fait cela, on efface toute forme de ségrégation et de création de hiérarchies.

Quand j’ai conçu mes fleurs gonflables, ou les œuvres utilisant des éponges, il pouvait arriver que quelqu’un comme Richard Prince ou bien Holly Solomon, qui était galeriste à New York, vienne dans mon atelier, mais cela restait une exception. Je pensais que mes premières réalisations révélaient trop ma propre sexualité; je pensais que créer quelque chose d’objectif reviendrait à abandonner tout ce qui me serait associé. C’est alors que j’ai réalisé « The New ». Cette série utilisant des aspirateurs a été exposée dans plusieurs lieux alternatifs dont Artists Space et White Columns, donc toujours en périphérie. Personne ne m’achetait rien. J'ai dû rentrer chez mes parents et habiter chez eux. Quand je suis revenu et que j’ai commencé à m’imposer, la scène artistique de l’East Village se mettait en place. J’ai exposé la série « Equilibrium ». C’est alors que les choses ont commencé à avancer pour moi.

J'aime la forme de communication qu'induit l'art figuratif : les gens, moi-même, pouvons nous identifier aux formes. C’est la vie humaine, la façon dont nous interprétons les choses, ce n’est pas une forme d’abstraction, cela implique notre corps et notre esprit. Je pense que j’ancre systématiquement les choses dans la vie, pour améliorer notre expérience personnelle. Je travaille avec des éléments très figuratifs. Dans l’ensemble, je pense que mon travail est abstrait, de par la manière dont il fonctionne, autour de nombreuses notions. Mais j'incorpore effectivement beaucoup d’éléments figuratifs, et j’aime cela, car ils me permettent de communiquer.

J'utilise la technologie pour être certain que mon intention originale est conservée au cœur même d’un processus impliquant plusieurs personnes. Ainsi, je ne perds pas le contrôle de ma vision; elle peut rester fidèle à ce que j’avais imaginé. Il arrive que quelqu’un d’autre s'implique et en change la direction, généralement par souci d’efficacité et de rapidité, également par souci économique. Il s’agit de pouvoir tirer d’une chose davantage que ce que vous avez mis dedans. Emprunter le chemin le plus direct est un moyen idéal d’atteindre son but.

Si je devais donner le fil rouge de mon travail depuis 35 ans, ce serait la rencontre des aspects internes et externes de la vie, la démonstration des liens entre ces deux pôles. C’est un cercle complet. La vie intérieure s’externalise et la vie extérieure s’internalise. Je parlerais aussi du dialogue avec la nature, des êtres animés et des choses inanimées, et la manière dont ils se répondent, chacun possédant sa force propre, son propre sens de l’éternel. La vie, d’une certaine façon, essaye d’avancer par bonds, en brûlant presque les étapes. J’évoquerais la manière dont l’inanimé, pour survivre, tire sa force de sa durabilité. J’évoquerais ce que signifie faire l’expérience d’être humain et essayer de repousser au maximum ses limites.

Expositions et œuvres:

  • 1980 : The New, New Museum of Contemporary Art, New York.
  • 1985 : Equilibrium, International With Monument Gallery, New York; Feature Gallery, Chicago.
  • 1986 : Luxury and Degradation, Daniel Weinberg Gallery, Los Angeles; International With Monument Gallery, New York.
  • 1987 : The New : Encased works 1981-1986, Daniel Weinberg Gallery, Los Angeles.
  • 1988 : Jeff Koons : Works 1979-1988, Museum of Contemporary Art, Chicago.
    • Banality, Galerie Max Hetzler, Cologne; Sonnabend Gallery, New York; Donald Young Gallery, Chicago.
  • 1989 : Jeff Koons – Nieuw Werk, Galerie ‘T Venster, Rotterdamse Kunststichting.
  • 1991 : Made in Heaven,Galerie Max Hetzler, Cologne; Sonnabend Gallery, New York; GalerieLehmann, Lausanne (1992); Christophe Van de Weghe, Bruxelles (1992).
  • 1992 : Jeff Koons Retrospective, Stedelijk Museum, Amsterdam; Aarhus Kunstmuseum (1993); Staatsgalerie Stuttgart (1993).
    • Jeff Koons Retrospective, San Francisco Museum of Modern Art (1992-93); Walker Art Center, Minneapolis (1993).
    • Puppy, Schloss Arolsen.
  • 1994 : Jeff Koons : A Survey 1981-1994, Anthony d’Offay Gallery, Londres.
  • 1995 : Puppy, Museum of Contemporary Art, Sydney.
  • 1997 : Puppy, Guggenheim Museum, Bilbao.
    • Jeff Koons, Galerie Jérôme de Noirmont, Paris.
  • 1998 : Jeff Koons : Encased Works, Anthony d’Offay Gallery, Londres.
  • 1999 : Easyfun, Sonnabend Gallery, New York.
    • Jeff Koons, A Millenium Celebration, Deste Foundation, Athènes (1999-2000).
  • 2000 : Easyfun-Ethereal,Deutsche Guggenheim, Berlin (2000-2001); Fruitmarket Gallery, Edimbourg(2001); Guggenheim Museum, Bilbao (2001-2002); 25è Biennale de SaoPaulo (2002); Guggenheim Museum, New York.
    • Puppy, Rockefeller Center, New York.
    • Split-Rocker, Palais des Papes, Avignon.
  • 2001 : New Paintings, Gagosian Gallery, Los Angeles, Californie.
    • Easyfun–Ethereal, Fruitmarket Gallery, Edinburgh, Écosse.
    • Jeff Koons, Kunsthaus Bregenz.
  • 2002 : Easyfun-Ethereal, 25th Sao Paulo Biennial, Sao Paulo, Brésil.
    • Easyfun-Ethereal, Guggenheim Museum, New York.
    • Jeff Koons, York College, York, Pennsylvanie.
    • Jeff Koons. Paintings, Photos, Prints 1980-2002, Kunsthalle Bielefeld.
    • Popeye, Sonnabend Gallery, New York.
  • 2003 : Jeff Koons, Museo Archeologico Nazionale, Naples.
    • Popeye, Sonnabend Gallery, New York.
  • 2004 : Jeff Koons : Highlights of Twenty-Five Years, C&M Arts, New York.
    • From Pop to Now : Selections from the Sonnabend Collection, The Tang Museum, Saratoga Springs, New York (22 Juin – 29 Septembre); The Wexner Center for the Arts, Columbus, Ohio (2 Novembre).
    • Retrospektiv, exposition itinérante : Astrup Fearnley Museet for Moderne Kunst, Oslo ( 4 septembre – 12 décembre 2004 ); Helsinki City Art Museum (28 janvier - 10 avril 2005) (catalogue).
  • 2008 : ( Koons Versailles ) Koons est le premier artiste contemporain à être invité au Château de Versailles. 17 œuvres emblématiques de l'artiste prennent place dans les appartements et les jardins du Château, du 10 Septembre au 14 Décembre 2008.
  • 2012 Beauté animale - de Dürer à Jeff Koons, Galeries nationales du Grand Palais, Paris
    • Split Rocker - Fondation Bayeler, Bâle
  • 2013 Lady Gaga - artRAVE ( festival célébrant la sortie de ARTPOP par Lady Gaga )
  • 2014-2015 Retrospective au Centre Pompidou

Galerie (par série)


Inflatable 1976-1977

The New 1980


 

Luxury and Degradation 1986

Banality 1988


Made in Haven 1989


Celebration 1994-2010


Diamant


Puppy, Guggenheim, Bilbao


Tulips


Red dog


Shelter, 1996


Easyfun Ethereal 2000 2002



Junkyard 2002

Easyfun 2004


Antiquity 2008-2010


Ballerine 2010


Hulk 2004

Gazing Ball 2013

Ariadne


Design

BMW M3 GT2, Le Mans 2010

Yacht Guilty, Hydra 2016

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