Ankara

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Ankara, (anciennement appelée Angora et Ancyre durant l'Antiquité), en Anatolie centrale, est la capitale de la Turquie depuis le 29 octobre 1923 et la deuxième plus grande ville du pays, après Istanbul.

C’est aussi la préfecture de la province du même nom. Ses habitants sont les Ankariotes. Peuplée de 4 millions d'habitants, la ville est située à 850 mètres d'altitude.

Histoire

Bien qu'Ankara soit en grande partie une ville nouvelle, ses origines sont très anciennes. Certains vestiges hittites découverts dans la citadelle attestent la présence d'une cité du temps de l'Empire hittite, cité qui portait le nom d’Ankuva, mentionnée dans plusieurs inscriptions hittites.

Après les Hittites, Ankara connut la domination des Phrygiens, des Perses, d'Alexandre le Grand et enfin celle des Galates, tribus gauloises parmi lesquelles celle des Tectosages. Ceux-ci firent d'Ankara (appelé Ancyre par eux) leur capitale et construisirent une forteresse.

Les Romains qui s'étaient emparé de la ville en 189 avant J.-C., en laissèrent le gouvernement aux Galates jusqu'en 25 avant notre ère, date à la quelle le royaume Galate fut annexé à l'Empire romain. La ville fut promue au rang de « métropole » par Néron qui fit reconstruire ses murailles.

Durant la période byzantine, la ville connut une certaine prospérité mais les invasions des Sassanides et des Arabes du VIIe furent dévastatrices.

C'est en 1073 qu'Ankara fut occupée par les Turcs. Tour à tour prise par les Byzantins, les Croisés et les Turcs, Ankara fut, à partir de 1354, administrée par les Ottomans. En 1402, dans la plaine d'Ankara, eut lieu la fameuse bataille au cours de laquelle Tamerlan anéantit l'armée ottomane et prit le sultan turc en prisonnier. Mais la ville redevint ottomane en 1414.

Elle devint une ville peu importante de l'Empire ottoman, connue sous le nom d’Angora (qui donne leur nom aux chats, lapins et chèvres de la région). Lié au système des chemins de fer ottomans à la fin du XIXe, elle reste pourtant une bourgade de 30 000 habitants au début du XXe. Loin des zones occupées, elle est choisie par Mustafa Kemal Atatürk comme le centre de la lutte nationale et la Grande assemblée nationale de Turquie y est inaugurée le 23 avril 1920.

Suite à la victoire des forces kémalistes, elle devint la capitale de la Turquie le 13 octobre 1923, remplaçant Istanbul, la capitale historique de trois empires romain, byzantin, ottoman. Mustafa Kemal Atatürk a choisi cette petite ville comme sa capitale, d'une part pour des raisons stratégiques (située au milieu du plateau anatolien, elle n'est pas aussi vulnérable qu'Istanbul), et d'autre part pour des raisons politiques, car la République voulait couper les ponts avec l'ancien régime et avec tous ses symboles, dont la capitale impériale. En plus, Ankara se trouve dans une zone très peu exposée à des secousses sismiques.

Le choix d'Ankara était audacieux en raison de sa situation géographique et ses conditions climatiques. Au centre d'un plateau sec et aride, le climat y est continental, avec des étés chauds et secs, des hivers rudes.

L'urbanisation d'Ankara pour doter cette ville de bâtiments nécessaires à la fonction d'une ville-capitale devint un projet ambitieux du nouveau régime et la ville devint par la suite une importante agglomération.

Ankara est une ville tout à la fois moderne et ancienne puisqu'elle possède de nombreux vestiges romains et une forteresse byzantine bien conservée. Elle contient notamment un temple romain dédié à Auguste ainsi que le plus grand musée hittite au monde. Ataturk y est enterré dans un mausolée grandiose (Anıtkabir).

Les monuments et musées

  • Les thermes romaines : ils furent édifiés au IIIe par l'empereur Caracalla.
  • La colonne de Julien : ce monument votif, haut de 40 mètres, semble avoir été érigé vers la fin du IVe.
  • Le temple d'Auguste, aussi appelé le Monument d'Ancyrsi : datant du IIe siècle avant notre ère, il fut d'abord dédié à Cybèle, déesse-mère de l'Anatolie, puis à l'empereur romain Auguste. Sur les deux murs, à l'entrée du sanctuaire, est gravée l'exemplaire le plus complet du testament politique d'Auguste, les Res gestae.
  • La mosquée Hacı Bayram : construite au XIVe, à la mémoire de Hacı Bayram-ı Veli, dont le tombeau se trouve tout à côté. L'édifice est ornée de faïences d'une grande valeur artistique.
  • La citadelle d'Ankara : émergeant d'un environnement moderne, l'ancienne citadelle ottomane préserve, à l'ombre de ses ruelles pentues, de belles maisons du XVIIe siècle, pour certaines magistralement restaurées.
  • Le mausolée d'Atatürk ou Anıtkabir, construit entre 1944 et 1953.
  • Le musée des Civilisations anatoliennes (Anadolu medeniyetleri müzesi), le lauréat du Prix du musée européen de l'année 1997.
  • Le musée ethnographique
  • Le musée national d'art et de la sculpture (Devlet Resim ve Heykel müzesi)
  • Le musée de la Guerre de l'Independance, premier bâtiment de la Grande Assemblée Nationale de Turquie (TBMM)
  • Le musée de la République (Cumhuriyet müzesi), deuxième bâtiment de la Grande Assemblée Nationale de Turquie
  • Anıtkabir

Gallerie

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