Batoul S'Himi

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Batoul S'Himi plasticienne contemporaine marocaine née en 1974, à Asilah , Maroc. Elle vit et travaille à Martil (nord du Maroc)

Biographie et œuvre

Batoul S'Himi est diplômée de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan en 1998. Elle est cofondateur de l’Espace 150 x295 cm à Martil, avec Faouzi Laatiris, en 2005.

Elle travaille sur l’identité, notamment en explorant certaines facettes de l’univers de la femme marocaine. De cet univers, elle tire des expériences, des sensations et des motifs qui nourrissent son travail. Au cœur de sa recherche : l’objet détourné. La cocotte-minute devient ainsi œuvre d’art conceptuel : monde sous pression et expression symbolique du quotidien de la modernité populaire.

Le travail de Batoul S’Himi sur les objets remonte à sa participation à l’exposition-chantier "L’objet désorienté au Maroc" organisée par Jean-Louis Froment au Musée des arts décoratifs à Paris en 1999 et à la Villa des arts à Casablanca en 2000.

L’expérimentation de cette série (les cocottes) a eu lieu en août 2007 à Martil, à l’occasion d’un workshop réunissant des jeunes artistes marocains autour des artistes Seamus Farrell et Faouzi Laatiris à l’espace 150 x 295 cm à Martil. Ensuite Batoul S’himi réalise cette oeuvre exposée pour la première fois à l’ESAV de Marrakech lors de l’exposition "L’appartement 22 Rabat/Marrakech" organisée par Abdellah Karroum. Suite à ses recherches dans les souks et les montagnes de l’Atlas, ce commissaire d’exposition a invité les artistes et étudiants à explorer ces espaces et objets comme éléments de recherche d’un nouveau langage artistique. Batoul S’Himi a présenté sa première série d’œuvres personnelles à L’Appartement 22 à Rabat en 2007, dans Monde sous pression.

Pour la Triennale 2012, l’artiste produit une nouvelle série de Monde sous pression, utilisant les bouteilles de gaz et Se voir dans l’autre, une série de portraits photographiques mis en scène. Les modèles tiennent un miroir en forme de masque qui reflète le visage fragmenté d’un deuxième personnage. Des séries antérieures ont été réalisées par l’artiste, à l’aide d’un petit miroir rond encadré de plastique dans lequel apparaît le visage de l’artiste et placé entre les mains des modèles. Cette série réalisée dans plusieurs pays montre le regard de l’artiste, non sans révolte, sur lui-même et la société. Littéralement, il s’agit de «se voir dans l’autre» à la surface de son corps, qui reflète l’autre et l’espace partagé.

Galerie


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Printemps à Marrakech ; 2007

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La Triennale 2012 Le Monde sous pression

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