Emmanuelle Lainé

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Emmanuelle Lainé plasticienne contemporaine française née en 1973.
Elle vit et travaille à Paris

Biographie et œuvre

Les œuvres et les expositions d’Emmanuelle Lainé sont toujours profondément liées à l’architecture qui les accueille et aux objets qu’elles contiennent. Dans un rapport aux images et aux choses qui n’appartient qu’à elle, l’artiste met en scène, au cours d’un processus qui s’apparente à ceux du laboratoire et du chantier, à la cristallisation d’un moment infini, intuitif et sculptural, dans l’agitation incessante du monde.

Elle emploie des matériaux les plus variés, allant du béton, du plâtre et de la résine, de la graisse, du chocolat en poudre, et de la colle.

Emmanuelle Lainé a pris pour habitude d’incorporer son environnement immédiat à sa pratique, tout d’abord en utilisant des objets appartenant aux institutions qui l’invitent, puis en sélectionnant d’autres éléments dans des lieux comme des supermarchés, ou des marchés d’occasion. Ces objets standardisés, issus du quotidien, permettent à Emmanuelle Lainé de construire un langage visuel singulier, sur un registre laissant pleinement apparaitre l’accident et la coïncidence. Ainsi, l’artiste exprime une attention particulière pour la manière dont les choses prennent forme de manière inattendue et dénigre le contrôle méticuleux du résultat final.

La façon dont Emmanuelle Lainé arrange objets trouvés et éléments personnels, qu’elle combine avec de nouvelles pièces fabriquées in situ, révèle un lien profond avec la sculpture classique. Ce grand appareil de composition résonne également avec d’autres genres artistiques, comme la nature morte ou la peinture de paysage.

L’artiste emploie la photographie numérique de très haute définition afin de générer des effets d’espace particuliers. D’abord en archivant ce processus in situ de transformation de l’espace d’exposition en atelier, pour produire de grandes images photographiques à échelle 1; puis en installant à même les murs ces reproductions, telles des scènes augmentées. Laine crée ainsi un environnement optique complexe et très performatif qui génère une sensation de désorientation visuelle autant que de coalescence organique avec l’installation.

Elle déclare «Je ne suis pas un moderne, Je ne crois pas à la rupture, mais dans une histoire continue."

Pour la Biennale de Lyon 2015, elle présente Il parait que le fond de l’être est en train de changer ?
Dans un rapport aux images et aux choses qui n’appartient qu’à elle, Emmanuelle Lainé met en scène, sous la forme d’un processus qui s’apparente au laboratoire et au chantier, un arrêt sur image telle la cristallisation d’un moment infini, intuitif et tridimensionnel, à la manière d’un répit dans l’agitation du monde. Ses œuvres sont des situations découvertes et développées sur place : l’artiste a travaillé plus de trois semaines à Lyon avant l’ouverture de la Biennale pour transformer le macLYON en véritable atelier. À partir d’éléments réalisés au préalable (des écrans plats, moulés dans du silicone dont on retrouve d’ailleurs les bidons) et d’autres « arrangés » sur place (pièces de mobilier, plantes vertes, caisses de transport…), l’artiste déploie un vaste jeu de piste sans cesse modifié et corrigé, jusqu’au moment où elle photographie en plan large son processus de création, photographie qui sera ensuite collée au mur comme un trompe-l’œil monumental. Puis la mise en scène est déstructurée et améliorée jusqu’à l’extrême. Sur le principe du montage cinématographique, chaque élément est désormais à sa place et ne saurait en occuper une autre sans ruiner l’équilibre de l’œuvre, laissant au visiteur le champ libre pour voir ces objets devenus images puis redevenus objets et en créer des récits en suspens et des paysages sans fin.

Expositions (sélection)

  • 2012 La Triennale 2012, Palais de Tokyo, Paris : Stellatopia
  • 2013 Le Logis, Bruxelles , Me donnerez-vous ce qu'il faut de sang pour tremper cet acier ?
  • 2014 Fondation d’entreprise Ricard (Paris), Le plaisir dans la confusion des frontières
  • 2015 13e Biennale d'art contemporain de Lyon, La Vie Moderne, commissaire Ralph Rugoff : il parait que le fond de l’être est en train de changer ?

Galerie

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La Triennale 2012, Stellatopia
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il parait que le fond de l’être est en train de changer ?, Biennale de Lyon 2015
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