Essonne

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L’Essonne, département français situé au sud de Paris, dans la région Île-de-France, totalement intégré à l’agglomération parisienne, qui tire son nom de la rivière l’Essonne dont le cours traverse le territoire selon un axe sud-nord jusqu’à la confluence avec la Seine.

Officiellement créé le 1er janvier 1968 par démembrement de l’ancienne Seine-et-Oise, il porte le code Insee et postal 91, couvre un territoire de mille huit cent quatre kilomètres carrés occupé en 2012 par environ 1 250 000 habitants.

La préfecture est Évry.

Ses habitants sont appelés les Essonniens

L’appellation de la rivière l’Essonne tire ses origines du nom de la déesse gauloise des rivières, Acionna, vénérée dans l’Orléanais où le cours d’eau prend sa source.

Culture

Le Département de l'Essonne est le propriétaire et le gestionnaire de plusieurs établissements dédiés à l'art ou la culture. Répartis à travers tout le territoire, ils sont en général centrés sur un domaine particulier : photographie, peinture, lecture, art contemporain, art des jardins...

A l'extrême nord du département, le Musée français de la photographie de Bièvres rassemble une des plus importantes collections européennes de matériels et de photographies : plus de 15 000 objets, deux millions de photographies, une bibliothèque et un fonds documentaire unique. Il retrace l'histoire conjuguée des techniques et des usages sociaux de la photographie.

La Maison atelier Foujita est quant à elle située dans la commune de Villiers-le-Bâcle (nord-ouest). C'est là que le peintre franco-japonais Léonard Foujita (1886-1968) a passé les dernières années de sa vie. Conformément au voeu de son défunt mari, la veuve de l'artiste, Kimyo Foujita, a fait don de cet atelier au Conseil général de l'Essonne, en 1991. La maison est aujourd'hui ouverte aux visites et constitue un lieu de mémoire artistique unique en Ile-de-France.

Le Domaine départemental de Chamarande (centre de l'Essonne, XVIIe siècle) a été transformé en 2000 par le Conseil général en Centre départemental d'art contemporain de Chamarande intégré dans un parc paysager. Pendant la saison estivale, il propose des expositions d'art contemporain et une programmation de plein air : danse, musique, cinéma... En raison de la qualité de sa programmation, il est devenu un lieu culturel francilien incontournable pour les amateurs d'art.

Le Domaine de Chamarande abrite aussi les Archives départementales de l'Essonne. Elles collectent, traitent, conservent, communiquent et mettent en valeur tous les documents produits ou reçus sur le département. Il s'agit en priorité d'archives publiques produites par les services de l'Etat implantés dans le département, les services du Conseil général et des autres collectivités territoriales, ou les notaires. Des fonds d'archives privées (particuliers, entreprises, associations) peuvent également être conservés, si ceux-ci intéressent l'histoire du département et présentent un intérêt pour la recherche historique. A ce jour, 13 000 m d'archives - soit 900 ans de lecture ! - sont conservés à Chamarande.

L'autre Domaine départemental, celui de Méréville (extrême sud du département), acquis en 2000 par le Conseil général, s'impose lui comme le dernier exemple de jardin pittoresque réalisé à la fin du XVIIIe siècle. Il ambitionne désormais de devenir le pôle de ressources du département sur les savoirs et savoir-faire des arts et techniques des jardins. Chaque année, de mai à septembre, le parc accueille les visiteurs autour d'une programmation culturelle variée : spectacles, conférences, concerts...

Située sur la commune de La Ferté-Alais, la médiathèque départementale est elle aussi un service du Conseil Général, géré par la Bibliothèque départementale de l'Essonne (BDE) et destiné à favoriser l'accès du grand public au patrimoine culturel et artistique. Elle rassemble plus de 100 000 titres, tous supports confondus : romans, documentaires, revues, CD audio, DVD documentaires et de fiction... Tous sont en consultation libre et gratuite et ouverts à l'emprunt.

Histoire

Le territoire de l’actuel département de l’Essonne fut occupé de façon certaine dès le Néolithique, comme en témoignent les découvertes en divers points du département de silex taillés et l’élévation de menhirs comme dans la forêt de Sénart à Brunoy. À l’époque gauloise, le territoire était à la frontière entre les domaines des Parisii au nord, des Carnutes au sud-ouest et des Sénons au sud-est. Des premières villes commencèrent alors à se démarquer, dont Dourdan, réputée pour son activité de poterie. L’invasion romaine permit l’édification d’une multitude de villa rustica sur les plateaux dominant les riches vallées, comme en témoignent les résultats de fouilles archéologiques à Orsay. D’autres villages se transformèrent en oppidum à la croisée des routes, tel Arpajon.

Milly-la-Forêt devint par la volonté de Dryus un centre druidique au IIe siècle av. J.-C., la région de Dourdan subissant l’autorité du roi païen Dordanus au IVe siècle. Au VIe siècle s’acheva l’évangélisation du territoire, avec l’édification en 600 d’une première église à Corbeil-Essonnes et le développement à Palaiseau d’un abbaye sous l’impulsion de sainte Bathilde et saint Wandrille.

À partir du VIIIe siècle, la plupart du territoire était intégré au domaine royal français, les rois disposant des lieux et distribuant les terres à leurs vassaux. Commença alors au Xe siècle l’édification de châteaux forts contrôlant les routes commerciales, comme à Montlhéry, ou pour arrêter les raids Vikings à Corbeil-Essonnes et La Ferté-Alais. À partir du XIe siècle, la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde à Longpont-sur-Orge devint la première étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris.

Les révoltes des nobles locaux entraînèrent l’intégration complète du territoire dans le domaine royal, Robert II de France construisant le château d'Étampes, Louis VI de France démantelant le château de Montlhéry au XIIe siècle et réduisant à néant la puissante famille de Montlhéry, Philippe II de France construisant le château de Dourdan au XIIIe siècle. Au XIIe siècle, les Grands moulins de Corbeil devinrent « moulins du Roi ».

À partir du XIVe siècle s’installèrent dans la région d’importantes commanderies templières à Étampes, Longjumeau, Chalou-Moulineux, Auvernaux, organisant de vaste domaines agricoles prospères.

Le début de la Renaissance vit le développement commercial de la région, avec l’édification de halles à Milly-la-Forêt au XVe siècle puis Dourdan, Arpajon et Méréville au XVIe siècle. Dans le même temps, la fixation du pouvoir royal à Paris puis Versailles, deux villes proches et les apanages que constituaient les villes de Dourdan et Étampes, offertes en présents aux favorites Anne de Pisseleu et Gabrielle d'Estrées, entraînèrent l’établissement de châteaux, construits par les courtisans et les magistrats parisiens.

Le début du XXe siècle vit une nouvelle révolution pour le département, qui devint un des berceau de l’aviation, Viry-Châtillon accueillant en 1909 le premier aéroport organisé du monde à Port-Aviation, en 1910 Louis Blériot et Maurice Farman ouvraient des écoles sur l’aéroport d'Étampes-Mondésir, Brétigny-sur-Orge disposait dès 1938 de la base aérienne 217, lieu de nombreux records. Autre site emblématique de la course à la vitesse, l’autodrome de Linas-Montlhéry créé en 1924 resta le lieu des plus célèbres courses automobiles jusque dans les années 1960.

Relativement épargné par les deux conflits mondiaux, malgré la présence du camp de concentration de Linas-Montlhéry construit en 1940 par les nazis pour l’enfermement des Tsiganes, le futur département connu dès les années 1950 une forte poussée démographique, touché comme ces voisins par l’édification de bidonvilles aux portes de Paris, situation plus tard aggravée par la nécessité d’héberger les nombreux rapatriés d’Algérie venus s’installer dans la région. Ces bouleversements démographiques allaient entraîner le redécoupage administratif.

Au milieu des années 1960, la région Île-de-France était le théâtre de tractations politiques importantes. Le général De Gaulle et le premier ministre Michel Debré, décida de la réorganisation de la région capitale. Ainsi, la loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne supprime les départements de Seine-et-Oise et de la Seine pour en créer six nouveaux, dont le département de l’Essonne comprenant la presque totalité de l’arrondissement de Corbeil-Essonnes, l’arrondissement de Palaiseau et une partie de l’ancien arrondissement de Rambouillet.

Depuis la création du département, sa morphologie s’est considérablement modifiée, créant deux paysages radicalement différents entre le Nord urbanisé et le Sud rural du territoire. L’explosion démographique entraînant une forte demande de logements, a entraîné comme ailleurs dans la région de grands travaux et la construction de grands ensembles, certains villages devenant en dix ans des grandes villes. Cas typique, Grigny qui ne comptait que 1 700 habitants en 1962 en comptait plus de 25 000 en 1975, en grande partie logés dans la nouvelle citée d’habitat social de La Grande Borne. Le chef-lieu du département, Évry connu la même évolution sur une période plus longue, passant de 5 000 habitants en 1962 à plus de 50 000 en 2006. Cette dernière fut, en même temps que se forgeait le nouveau territoire, intégrée dès 1965 au grand programme de Paul Delouvrier qui ambitionnait d’y construire une ville nouvelle, menant à la création en 1969 de l’établissement public d’aménagement de la ville d’Évry.

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